Symptômes de l’anxiété : pourquoi votre corps réagit-il autant ?

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Les symptômes de l'anxiété

Votre cœur s’emballe. Votre poitrine se serre. Vous avez la gorge nouée. Vous ressentez des vertiges, des tremblements ou une boule au ventre. Ces sensations peuvent être très impressionnantes. Parfois, elles donnent même l’impression qu’un problème grave est en train de se produire.

Pourtant, les examens médicaux reviennent souvent normaux. Alors, pourquoi votre corps réagit-il de cette manière ?

Contrairement à une idée reçue, l’anxiété ne touche pas uniquement nos pensées. Elle mobilise aussi notre corps. C’est d’ailleurs ce qui la rend parfois si difficile à vivre.
Comprendre ce mécanisme permet souvent de porter un regard différent sur ses symptômes. Et, bien souvent, cela constitue déjà une première étape vers un mieux-être.

Quand le cerveau déclenche l’alarme

Notre cerveau est programmé pour nous protéger. Dès qu’il perçoit un danger, il active automatiquement un système de défense. Son objectif est simple : nous permettre de réagir rapidement.

Concrètement, le cœur accélère. La respiration devient plus rapide. Les muscles se contractent. La vigilance augmente. Le corps se prépare à fuir ou à faire face. Face à un danger réel, cette réaction est indispensable.

En revanche, il arrive que cette alarme se déclenche alors qu’aucun danger immédiat n’est présent. Le cerveau interprète alors certaines situations comme menaçantes, même lorsqu’elles ne mettent pas notre vie en danger.

Le corps, lui, ne fait pas toujours la différence. Il réagit comme s’il devait assurer notre survie. C’est ainsi que peuvent apparaître les symptômes physiques de l’anxiété.

Pourquoi les symptômes de l'anxiété sont-ils si intenses ?

Beaucoup de personnes pensent que leurs symptômes sont « imaginaires ».
En réalité, ils sont bien réels. Les palpitations, les sueurs, les tremblements, les douleurs musculaires ou les difficultés à respirer correspondent à de véritables réactions physiologiques.  Vous ne les inventez pas.

Votre organisme répond simplement à un signal d’alerte. Le problème est que ces sensations peuvent devenir inquiétantes.

Plus elles sont impressionnantes, plus elles attirent notre attention. Et plus nous les surveillons, plus elles semblent prendre de l’importance.

Par conséquent, un cercle vicieux peut s’installer. L’anxiété provoque des symptômes. Ces symptômes inquiètent. Cette inquiétude entretient à son tour l’anxiété.

Et si votre corps essayait de vous parler à travers votre anxiété ?

Les explications biologiques permettent de comprendre comment le corps réagit. Mais elles ne répondent pas toujours à une autre question.

Pourquoi cette alarme se déclenche-t-elle chez certaines personnes et pas chez d’autres ?

Chaque personne possède une histoire qui lui est propre. Nous ne réagissons pas tous de la même manière face aux événements.

Une même situation pourra être vécue comme anodine par l’un et extrêmement stressante par l’autre.

Pourquoi ?

Parce que notre manière de percevoir le monde se construit progressivement, au fil de nos expériences, de nos relations et de notre histoire.

Notre histoire continue parfois d’influencer notre présent

Nous avons souvent tendance à penser que notre anxiété est uniquement liée à ce que nous vivons aujourd’hui. Pourtant, ce n’est pas toujours le cas.

Certaines expériences passées continuent d’influencer notre manière de réagir, parfois sans que nous en ayons conscience.

Grandir dans un environnement imprévisible. Avoir peur de décevoir. Apprendre très tôt qu’il fallait toujours être fort. Ou, au contraire, ne jamais déranger les autres avec ses émotions.

Toutes ces expériences façonnent peu à peu notre façon d’être au monde. Avec le temps, notre corps apprend lui aussi.

Il peut rester en état d’alerte alors même que le danger appartient au passé. Ce n’est pas un manque de volonté. C’est souvent une manière, devenue automatique, de tenter de se protéger.

Quand les émotions ne trouvent plus les mots

  • La peur.
  • La colère.
  • La tristesse.
  • La culpabilité.
  • Ou encore la honte.

Lorsqu’elles ne trouvent pas leur place dans notre vie psychique, elles ne disparaissent pas pour autant. Elles peuvent continuer à agir en arrière-plan.

Dans une approche psychodynamique, le symptôme est alors envisagé comme une voie d’expression possible de cette souffrance.  Il peut être intéressant de se demander ce que cette anxiété vient raconter de notre histoire.

Que cherche-t-elle à protéger ?

Que révèle-t-elle de nos besoins, de nos peurs ou de nos conflits intérieurs ?

Ces questions n’apportent pas toujours une réponse immédiate. Mais elles ouvrent souvent un espace de réflexion essentiel.

Pourquoi pas changer de perspective sur l'anxiété ?

Lorsque les symptômes apparaissent, notre premier réflexe est souvent de vouloir les faire disparaître.

On vérifie notre respiration. Surveille notre rythme cardiaque. Beaucoup de personnes recherchent des informations sur Internet.
La moindre sensation est alors analysée. Cette réaction est parfaitement compréhensible. Pourtant, elle peut parfois renforcer ce que nous cherchons justement à éviter.

À force d’observer son corps, chaque sensation devient plus visible. Chaque changement paraît plus important. Peu à peu, l’attention se fixe sur les symptômes. Ils occupent davantage de place.

Et l’anxiété continue de s’alimenter.

Nous considérons souvent l’anxiété comme une ennemie. Pourtant, elle remplit d’abord une fonction. Elle cherche à attirer notre attention.

Parfois, elle nous indique que nous traversons une période particulièrement éprouvante. Elle peut aussi révéler un conflit intérieur que nous peinons encore à comprendre.
Dans d’autres situations, elle nous rappelle que certains besoins sont restés longtemps de côté. Écouter ce signal ne signifie pas lui obéir mais chercher à comprendre ce qui se joue derrière les symptômes.

Comprendre pour retrouver de la liberté

C’est ainsi que l’objectif d’une psychothérapie ne consiste pas uniquement à faire disparaître les manifestations de l’anxiété. Il s’agit aussi de leur donner du sens.

Petit à petit, les émotions trouvent des mots. Les expériences prennent un sens nouveau. Ce qui semblait uniquement corporel devient aussi psychique.

Et, bien souvent, lorsque la souffrance peut être pensée, le corps n’a plus besoin d’en porter seul le poids.

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