
« Ce n’est pas si grave. » « D’autres vivent bien pire. » « Ça va passer. »
Si vous avez déjà prononcé l’une de ces phrases, vous n’êtes pas seul. La plupart des personnes que je reçois en consultation ont attendu des mois, parfois des années, avant de franchir le pas et de consulter un psychologue. Non pas parce qu’elles n’allaient pas bien, mais parce qu’elles pensaient ne pas aller assez mal pour mériter de l’aide.
Il n’existe pas de seuil de souffrance à atteindre pour consulter un psychologue. Voici pourtant quelques signes, souvent discrets, qui méritent qu’on s’y arrête.
7 signes subtils que l'on a tendance à ignorer
1. Vous avez peur d'user vos proches
Vous aviez l’habitude de vous confier, puis vous avez commencé à écourter. Aujourd’hui vous résumez, vous plaisantez, vous dites que « ça va », vous sentez que vos amis ont déjà beaucoup entendu parler de ce sujet, et vous ne voulez pas devenir « celui ou celle qui se plaint ».
C’est souvent là que l’espace thérapeutique prend tout son sens : un lieu où vous pouvez parler sans ménager qui que ce soit, sans craindre de lasser, sans devoir rendre la pareille.
2. Votre corps parle à votre place
Des nuits hachées, une mâchoire crispée au réveil, des maux de ventre, des migraines, des rhumes à répétition… Et un médecin qui finit par vous dire : « C’est sûrement le stress. »
Le corps exprime souvent ce que l’on n’a pas encore mis en mots. Quand les examens ne montrent rien d’anormal mais que les symptômes persistent, il peut être utile d’écouter ce qu’ils racontent.
3. Tout vous coûte plus qu'avant
Vous allez au travail, vous gérez le quotidien. Mais répondre à un simple message vous demande un effort disproportionné. Les courses, un appel administratif, une invitation à dîner : tout semble peser plus lourd.
Ce n’est pas de la paresse. C’est souvent le signe que votre énergie psychique est mobilisée ailleurs, parfois sans que vous sachiez exactement où.
4. Les mêmes scénarios se répètent
Des relations qui se terminent toujours de la même manière. Des conflits identiques avec des personnes différentes. Ce sentiment de « pourquoi ça m’arrive encore ? ».
Ces répétitions ne relèvent pas de la malchance. Elles ont souvent une logique, et le travail thérapeutique permet justement de la comprendre, pour enfin avoir le choix de faire autrement.
5. Vous ne savez plus vraiment ce qui vous fait plaisir
Ce n’est pas forcément de la tristesse. C’est plutôt une forme de platitude : les choses que vous aimiez vous laissent indifférent, les week-ends se ressemblent, vous vivez un peu en pilote automatique.
Cette perte d’élan est un signal important, et souvent sous-estimé, justement parce qu’elle ne fait pas de bruit.
6. Un événement est passé, mais vous n'êtes pas passé à autre chose
Un deuil, une rupture, un licenciement, un accident, une naissance difficile… Les mois ont passé, l’entourage considère que « c’est derrière vous », mais quelque chose reste bloqué. Ou alors vous réagissez de façon étonnamment forte à des situations qui vous le rappellent.
Il n’y a pas de délai « normal » pour traverser une épreuve. Mais quand elle continue d’occuper beaucoup de place, en parler aide à la digérer.
7. Vous vous posez la question
Cela peut sembler simpliste, mais c’est peut-être le signe le plus fiable. Si vous lisez cet article jusqu’ici, c’est qu’une partie de vous se demande si consulter pourrait vous aider. Cette question mérite d’être prise au sérieux.
Quelques conseils pour bien choisir son psychologue
Faites confiance à votre ressenti. Les recherches en psychothérapie montrent de façon constante que la qualité de la relation entre le patient et le thérapeute, ce qu’on appelle l’alliance thérapeutique, est l’un des facteurs les plus déterminants dans l’efficacité d’une thérapie. Vous devez vous sentir écouté, respecté, en sécurité.
Posez vos questions dès le premier rendez-vous. Comment travaille-t-il ? Combien de temps dure une séance ? À quel rythme ? Un bon professionnel sera toujours heureux de vous répondre.
Ne vous mettez pas la pression. La première séance n’engage à rien. Elle sert à faire connaissance, à poser ce qui vous amène, et à voir si le courant passe.
Et si le trajet est votre meilleure excuse…
Entre le travail, les enfants, les bouchons et la fatigue, trouver une heure pour aller chez le psy peut sembler mission impossible. Bonne nouvelle : je propose aussi des consultations en visio. Vous pouvez consulter depuis votre canapé, en chaussons, une tasse de thé à la main. La seule condition : un endroit calme où personne n’écoute derrière la porte. Pour de nombreuses difficultés, la téléconsultation s’est montrée aussi efficace que le face-à-face.
Je suis Anaïs Farhat, psychologue clinicienne à Paris, et je vous reçois en visioconférence pour traiter : anxiété, burn-out, difficultés relationnelles, deuil, problèmes de couple, dépression….
Vous n’avez pas besoin d’aller « assez mal » pour consulter. Vous avez simplement le droit d’aller mieux.
